A PROPOS

PRESENTATION DU HIBOU GRAND-DUC


Photo : Richard PENA

•Nom latin : BUBO bubo

•Longueur : Mâle 62 à 70 cm; Femelle jusqu’à 72 cm.

•Envergure : jusqu’à 180 cm.

•Poids : Mâle entre 2,0 et 2,7 kg; Femelle entre 2,5 et 3,5 kg.

•Plumage brun/roux tacheté de sombre sur le dessus, dessous rouille couvert de raies brun foncé barrées de sombre

•4 sous espèces présente en Europe :

-La forme nominale à l’Ouest BUBO bubo (Celle qui vit en France)

-B. b. hispanicus, dans la péninsule ibérique

-B. b. ruthenus, de la Russie européenne à l’Oural

-B. b. interpositus, de l’Europe du sud-est au Proche-Orient

 


Photo: Gilles TAVERNIER

•Chant

Le Hibou Grand-duc bouboule ! Le chant caractéristique du mâle est un Ouhooh assez grave que l’on peut capter à plusieurs centaines de mètres dans de bonnes conditions d’écoutes. Le chant de la femelle est plus aigu et elle pousse des cris parfois inattendus comme des Kvêêêk ou des coincoins un peu comme les canards. Enfin les jeunes chuintent pour réclamer leur pitance lors de l’élevage.

 

•Répartition

•En MIDI-PYRENEES, il est présent sur tous les reliefs y compris les falaises de terre dominant fleuves et rivières. Il est dans les forêts du PIEMONT PYRENEEN. On a trouvé sa présence dans la plaine du LAURAGAIS et il est nicheur en plaine du TARN

•En France le Hibou Grand-duc est présent à l’est d’une diagonale située entre les ARDENNES et le PAYS BASQUE avec une densité importante dans le MASSIF CENTRAL et les ALPES de HAUTE PROVENCE. L’espèce revient progressivement dans les départements du nord du pays, progresse au centre et vers l’ouest.


Photo: Gilles TAVERNIER

•Habitat

•BUBO bubo n’a pas d’habitat particulier. L’oiseau reconquiert les territoires abandonnés sous la pression de l’homme. Peu à peu il est de nouveau présent dans les plaines à distance assez proche de l’être humain et aux abords des villes.

•En MIDI-PYRENEES, nous le connaissons sur les falaises près des cours d’eau, sur les vieux massifs du PLANTAUREL
(ARIEGE), dans la MONTAGNE NOIRE
(TARN) dans les carrières même encore exploitées. Il est également nicheur dans les bois au milieu des plaines cultivées et vallonnées du LAURAGAIS et du TARN.

 


Photo: Gilles TAVERNIER

 

•Régime alimentaire

•Situé en haut de la chaîne ce grand prédateur se nourrit essentiellement de proies vivantes qu’il va tuer et dépecer à l’aide de son bec et de ses serres (la taille d’une patte est équivalente à celle d’une main humaine)

•Capable de tuer un renard adulte, le Grand-duc d’Europe est un opportuniste. Ses proies http://www.hibou-grand-duc.fr/category/regime-alimentaire vont du rat surmulot (29,73% de sa nourriture départements du Tarn et Ariège confondus) en passant par le hérisson d’Europe (8,94%) et le lapin de garenne (21,98%) pour les mammifères. Les corvidés (5,68%) la perdrix rouge (2,50%) les columbidés (5,57%) et même des rapaces diurnes comme la buse variable, le milan noir ou le milan royal, l’aigle botté, le faucon pèlerin et parfois l’autour des palombes sont également au menu. Parfois l’oiseau devient pêcheur quand le site est proche d’un point d’eau poissonneux. Il complète son alimentation avec des insectes comme les lucanes et des batraciens comme la grenouille verte.

 


Photo: Gilles TAVERNIER

•Reproduction

•La maturité sexuelle est atteinte à l’âge de 1 an (Etude et suivi télémétrique Adrian AEBISCHER en SUISSE).

•Normalement sédentaire et monogame, il marque son territoire dès l’automne par son chant puissant puis par des fientes marquées au début et pendant la période de reproduction.

•Suivant la météo et la densité de nourriture, les parades et la période de reproduction démarrent à partir de fin décembre. L’accouplement est bref (3 à 5 secondes) et souvent réalisé à proximité de l’aire.

•La femelle couve durant 34 à 35 jours puis reste au nid avec ses petits durant 5/6 semaines environ. Ensuite elle s’écarte de quelques mètres du nid (en général plutôt en évidence) pour surveiller ses petits. C’est elle qui nourrit les jeunes en dépeçant les proies pendant les premières semaines après la naissance. Le mâle apporte ces dernières sans nourrir ni couver.

 


Photo: Gilles TAVERNIER

Laissez une Réponse