La Fable du Geai des chênes et du Hibou Grand-duc

L’histoire se passe le 11 juin 2003 sur un site du département de la Haute Garonne dans un méandre du fleuve.

Afin de réaliser mon écoute, j’arrive sur le coup de 20h30. Je traverse d’abord une prairie puis j’arrive dans un pré occupé par un troupeau de bovidés. Je m’enfonce ensuite dans une petite « forêt » végétale humide et dense. Je choisis au milieu de ce site une petite butte de terre au pied d’un peuplier tremble. 20h45, je suis en place bien assis le dos collé à l’arbre les oreilles en alerte. Vers 21h00, un geai commence à se manifester ses skrrééik caractéristiques parviennent sans discontinuer à mes tympans. Pas de doute le passériforme a détecté un Grand-duc et le signale.


21h20 L’oiseau nocturne se signale par deux chants. Pas banal, moi couillon, il est branché au fait de l’arbre au pied duquel je me suis installé 35 minutes plus tôt. Je ne bronche pas. Mon objectif à cette époque de l’année consiste à savoir si le couple bien présent sur site nous a fait des petits!

Jusqu’ici, tout se passe sans que j’ai eu dans mon champs de vision les deux protagonistes.

Le temps continue de s’écouler et à 21h55, le Prince de la nuit émet à nouveau deux chants puis change de poste. Il vient se placer face à moi au sommet d’un frêne et m’observe dédaigneusement. Le Geai n’en démord pas, il continue ses cris et vient se placer 5 mètres environ à gauche de Bubo. La commence un ballet étonnant: Le corvidé s’élance et fonce sur le plastron du nocturne. Il se décale à droite et recommence 5 fois la manoeuvre.

A la fin de l’histoire, le géant pacifique victime de ce harcèlement s’éloigne penaud et écoeuré!

Moralité: Il faut toujours se méfier d’un plus petit que soi!!!



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