SUIVI

QUELQUES CHIFFRES:

Avec l’année 2016, c’est ma 17éme saison de suivi et d’étude du Hibou Grand-duc (Bubo bubo) en Midi Pyrénées. 220000kms effectués à travers les départements du TARN, de L’ARIEGE et de la HAUTE GARONNE. Durant cette période j’en suis à 2076 individus contactés dont 746 jeunes.

En 2001, je connaissais 25 sites (1 dans le Tarn, 20 dans l’Ariège et 4 dans la Haute Garonne) depuis le nombre de 109 sites est atteint et même dépassé (116 en comptant quelques sites de l’Aude en bordure de la Haute-Garonne.

Au 15 septembre 2016 j’ai atteint 3859 heures soit 482 journées de terrain (un peu plus d’une année calendaire!) consacrées à suivre et prospecter cet oiseau.

ZONE D’ETUDE :

•Environ 7500 km2

•Le Sud de TOULOUSE Jusqu’à SALIES du SALAT; limite Est à CALMONT pour la HAUTE GARONNE.

•La moitié Nord de l’Ariège limitée au sud de la zone par LAVELANET, FOIX, TARASCON et SAINT GIRONS.

•Pour le TARN, La Montagne noire de DURFORT à LACABAREDE et plus au nord la ligne ARIFAT/REALMONT/GRAULHET/RABASTENS.

Toutefois depuis 6 ans j’évolue essentiellement sur le département du TARN


METHODOLOGIE :

Durant l’été et le début de l’automne, l’activité consiste à vider les aires et récupérer le matériel pour le faire analyser et connaitre le régime alimentaire de l’oiseau. L’essentiel de cette étude est consacrée au département du Tarn (près de 16500 proies en 7 années en tout 21000 avec l’Ariège)

A partir de fin septembre deuxième étape, faire des écoutes et vérifier le retour des oiseaux sur sites. En effet durant la période précédant le départ des jeunes (fin de l’été), les adultes s’éloignent parfois de quelques kilomètres des sites avant d’en reprendre la possession. Ils favorisent la recherche d’autonomie des jeunes qui doivent apprendre à chasser et à se nourrir seuls.

Troisième activité toujours en automne, la prospection et son lot de kilomètres, de fouilles et de crapahutage.

A partir de janvier, un contrôle des sites et des aires connus s’impose! Parfois quelques minutes suffisent avec une lunette terrestre ou une paire de jumelles pour trouver une femelle en position de couveuse. Parfois aussi, le début de l’année donne l’occasion d’assister aux parades et aux accouplements. Se sont des moments privilégiés ou les oiseaux nous font partager leur intimité.

Avec le retour des beaux jours, les petits apparaissent au bord des nids. Petits « fantômes » de duvet tournant leur tête au passage d’un papillon et se réfugiant sous leur mère à la moindre alerte. Au fil des semaines, ils grandissent et grossissent et passent d’un duvet gris sale à un plumage complet.

L’été les sites semblent vides, ils ont appris à se cacher et il faut attendre bien souvent la tombée de la nuit pour les entendre chuinter et s’assurer de leur présence.

MES VISITES DE SITES (En nombre) au 15/9/2016 depuis 2001:


Aquarelle Nicolas DE FAVERI