SUIVI

Quelques chiffres :

Avec l’année 2017, c’est ma 18éme saison de suivi et d’étude du Hibou Grand-duc (Bubo bubo) en Midi Pyrénées. 240000kms effectués à travers les départements du Tarn, de L’Ariège et de la Haute-Garonne.

Durant cette période j’ai pris contact avec 2219 individus dont 786 jeunes.

En 2001, le suivi concernait 25 sites (1 dans le Tarn, 20 dans l’Ariège et 4 en Haute Garonne). Depuis la connaissance de 110 sites est atteinte et même dépassée (117 en comptant quelques sites de l’Aude en bordure de la Haute-Garonne.

Au 15 septembre 2017 j’ai effectué 523 journées de terrain soit 4184 heures consacrées au suivi, a la prospection et à l’étude du régime alimentaire de cet oiseau.

Zone d’étude :

•Environ 7500 km2

•Le Sud de Toulouse Jusqu’à Salies du Salat et une limite à l’est avec le village de Calmont pour la Haute-Garonne.

•La moitié nord de l’Ariège limitée au sud de ce département par une ligne Lavelanet, Foix,Tarascon et Saint Girons.

•Pour le département du Tarn,Un parallélépipède allant du village de Durfort en Montagne noire jusqu’à Escoussens. Puis de Labruguière à Lacabarède proche de la limite du département de l’Hérault. La limite nord de l’étude s’étend de Rabastens à Mont-Roc en suivant une ligne Lavaur, Graulhet, Lombers, Réalmont, Arifat.

Depuis 8 ans Le travail de terrain est essentiellement consacré au département du Tarn.


Méthodologie :

Durant l’été et le début de l’automne, l’activité consiste à vider les aires et récupérer le matériel pour analyser et connaitre le régime alimentaire de l’oiseau. L’essentiel de cette étude est consacrée au département du Tarn (près de 16500 proies en 8 années de récoltes et 4500 proies en l’Ariège)

A partir de mi-septembre la deuxième étape consiste à faire des écoutes et à vérifier le retour des oiseaux sur sites. Durant la période précédant le départ des jeunes (fin de l’été), les adultes s’éloignent parfois de quelques kilomètres des sites avant d’en reprendre la possession. Ils favorisent ainsi la recherche d’autonomie des jeunes qui doivent apprendre à chasser et à se nourrir seuls.

La troisième activité durant cette même période est consacrée à la prospection afin d’identifier de nouveaux sites.

A partir de janvier, un contrôle des sites et des aires connus s’impose! Parfois quelques minutes suffisent avec une lunette terrestre ou une paire de jumelles pour trouver une femelle en position de couveuse. Parfois aussi, le début de l’année donne l’occasion d’assister aux parades et aux accouplements. Se sont des moments privilégiés ou les oiseaux nous font partager leur intimité.

Avec le retour des beaux jours, les petits apparaissent au bord des nids. Petits « fantômes » de duvet tournant leur tête au passage d’un papillon et se réfugiant sous leur mère à la moindre alerte. Au fil des semaines, ils grandissent et grossissent et passent d’un duvet gris sale à un plumage complet.

L’été les sites semblent vides, les jeunes ont appris à se cacher et il faut attendre bien souvent la tombée de la nuit pour les entendre chuinter et s’assurer de leur présence.

Mes visites de sites depuis 2001 (arrêté au 15 septembre 2017) :


Aquarelle Nicolas DE FAVERI